Comparer deux mutuelles : les quatre chiffres qui comptent
Les pourcentages affichés en gros ne veulent presque rien dire. Voici ce qu'il faut regarder à la place.
1. Le pourcentage BRSS n'est pas un pourcentage du prix
« Remboursement à 300 % » ne signifie pas trois fois ce que vous payez. C'est trois fois la base de remboursement de la Sécurité sociale, qui est souvent très éloignée du tarif réellement pratiqué.
La base de remboursement d'une couronne dentaire est fixée à 107,50 €. Une mutuelle à 300 % rembourse donc 322,50 € au total, Sécurité sociale comprise. Si le dentiste facture 600 €, il reste près de 280 € à votre charge.
Le réflexe : demandez toujours la conversion en euros. Un bon conseiller la fournit sans hésiter.
2. Le plafond annuel, la donnée que personne n'affiche
Le « dentaire illimité » n'existe quasiment jamais. Cherchez le plafond en euros par an et par bénéficiaire, et vérifiez s'il est commun à plusieurs postes — auquel cas des lunettes consomment le budget dentaire.
3. Les délais de carence
Certaines garanties ne s'activent qu'après trois, six, voire neuf mois. Vous cotisez pendant ce temps sans être couvert sur les postes concernés — typiquement le dentaire, l'optique et la maternité.
Les contrats responsables ne peuvent pas appliquer de carence sur les garanties de base, mais rien ne l'interdit sur les renforts.
4. Le réseau de soins
Certains contrats ne remboursent au niveau annoncé que chez des praticiens partenaires. Sur le papier, les chiffres sont excellents. En pratique, le professionnel le plus proche peut être à quarante kilomètres.
Vérifiez la présence de praticiens près de chez vous avant de signer, pas après.
Et le 100 % Santé ?
Le dispositif garantit un reste à charge nul sur trois postes — optique, dentaire, audiologie — à condition de choisir un équipement du panier réglementaire et d'avoir un contrat responsable. Dès que vous en sortez, le niveau de votre mutuelle redevient déterminant.
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